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 Où est Melpomène ? [PV Faril]

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MessageSujet: Où est Melpomène ? [PV Faril]   Jeu 24 Juil - 17:25

Page n°78

" Le progrès scientifique amène le progrès sociologique mais, tout progrès ne peut se passer de magie. L'étude de cette dernière est une tâche incontournable que bien peu de gens semblent disposer à réaliser. Je me suis donné comme mission de faire éclater au grand jour que la magie n'a rien de surnaturel et il va me falloir pour ça relever mes manches, même si j'en payerai le prix fort. À ce sujet, j'ai entendu parler de la Melpomène. Le bijoutier m'a expliqué que cette pierre précieuse est d'une rareté extrême. Elle change de couleur en fonction de l'humeur de celui ou celle qui la porte. Magie qu'il me disait. Oui et non. S'il est vrai qu'il a fallut enchanter un réceptacle d'origine cristalline un peu particuliers pour obtenir cette pierre, je suis persuadé que ses propriétés physiques n'enfreignent aucune règle ... Plutôt qu'elle les transforment. Après tout, c'est bien connu, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Malheureusement, cet homme n'a pas accepté de me prêter le fameux bijou, trop valeureux qu'il prétendait. Il m'a donné des indications, en revanche. Une femme lui aurait livré la marchandise et se serait elle même qui aurait fabriqué ce bijou. Je suis certain que cette essence féminine sera plus généreuse que ce rapace. Je n'ai pas son adresse exacte mais cela n'est guère un soucis. On ne se perd que lorsqu'on ne sait pas ce qu'on cherche et moi, je sais ce que je cherche. Le temps de terminer une commande pressante et dès demain, je pars pour Malacombe ! "


[...]
Une journée pluvieuse. Cela n'avait absolument rien de revigorant pour les habitants de Tarance. Les rues se faisaient moins fréquentées que d'habitude et la grisaille donnait un aspect délavé à la ville. L'eau tombait en grande quantité et ruisselait sur les routes pavées jusqu'à rejoindre les caniveaux. Une journée triste, en somme. Cependant, un homme déambulait dans les rues, il semblait particulièrement pressé mais, cela ne l'empêchait pas d'être haut en couleurs. Habillé d'une chemise blanche déboutonnée et mal rentrée dans son pantalon, un long manteau noir mal fermé et une paire de bottines qui n'étaient visiblement pas les mêmes de part leur aspect et leur couleur, cette homme courrait dans les rues glissantes et manqua d'ailleurs de trébucher à de nombreuses reprises. Une écharpe était nouée autour de son bras alors que sa gorge était pleinement exposés au vent. Pas de parapluie ni de chapeau, juste un gros sac de toile remplie de on ne savait trop quoi, tenu parfaitement en équilibre, sur sa tête, à l'aide d'une lanière en cuir qui passait sous son menton. Il y avait aussi un ticket qu'il tenait dans sa main au lieu de le garder bien à l'abris, dans ses poches.

- Asti de calisse ! Tabarnak !

S'écriait-il parfois en prenant la première à droite. Des jurons qui ne voulaient absolument rien dire et dont personne ne semblait comprendre l'origine. Mais cet homme là était relativement connu et peu de gens s'étonnaient de lui, aujourd'hui. Il se précipitait vers la gare où il avait un train à prendre. Il courrait vite, glissait, se relevait, puis reprenait aussitôt la course. Finalement, la gare se présenta à lui. Le souffle court, il se rua vers le guichet pour faire valider son ticket trempé puis, se précipita vers les rails. Ses bottes étaient tellement encrassées par l'eau et la terre qu'il glissa au moment de s'arrêter et tomba sur les chemins de fer. Le train siffla, manquant de l'écraser. Alors que la foule était éberluée, notre homme ne semblait pas choqué. Il s'était simplement relevé au moment où il était tombé et avait rejoint l'autre côté de la rail, comme s'il n'avait pas vu le train. Pas de stress ni d'anxiété sur son visage donc, et il se demandait même pourquoi les gens le regardaient comme ça.

Finalement, il prit ce même train et ce fut complètement trempé qu'il rejoint sa place, incommodant les autres passagers par la même occasion. Ces derniers n'étaient pas de Tarance et se demandaient bien qu'est-ce qui n'allait pas avec cet homme. L'un d'entre eux, un homme d'une quarantaine d'années, se posait si fort la question qu'il finit par la prononcer.

- Mais qu'est-ce qui ne va pas avec vous ?

Gantt, qui avait retiré le sac de par dessus sa tête, releva le regard vers lui. Des yeux d'un bleu aigue-marine, particulièrement profonds. Il le savait, beaucoup de gens se seraient perdus dedans s'ils avaient prit le temps de bien les regarder. Il finit par afficher un large sourire.

- La question serait plutôt de savoir ce qui ne va pas avec tout et tout le monde, mon cher monsieur. Plus précisément, avec les framboises. Vous n'avez jamais remarqué qu'elles ressemblent à des fraises qui ont eu la chair de poule ? C'est sensationnel ! Je suis prêt à parier qu'elles sont le résultat d'une lointaine guerre civile, sûrement un conflit sociopolitique raciale pour savoir qui était la meilleure, les fraises chaudes ou les fraises froides ! Personnellement, je préfère les fraises chaudes.

L'homme fronça un peu les sourcils face à sa réponse, comprenant qu'il avait bel et bien affaire à un dégénéré. Il pensait qu'il valait mieux ne pas trop le questionner, il était peut-être instable. Alexander fronça à son tour les sourcils face à son manque de réponse, l'air inquisiteur.

- J'espère pour vous que vous n'êtes pas un partisan des fraises froides, sinon ça va mal se passer. J'ai toujours soutenu Cramby 1er moi, j'ai d'ailleurs été son premier porte parole dans les années de l'après guerre. Je ne supporte pas le discours propagandiste des partisans des fraises froides ! Vous ne nous êtes pas supérieurs, vous le comprenez ça, oh ?!

Presque choqué, le passager préféra changer de place. Gantt le suivit du regard, puis lorsqu'il eut disparu, il retourna à son sac qu'il déposa bien au milieu de la table. Il s'enfonça ensuite dans son siège et s'endormit, complètement trempé et frigorifié. Les heures passèrent et il ne s'en était pas rendu compte. Lorsque le train arriva, ce fut le passager d'à côté de lui qui le réveilla involontairement. Ce dernier avait essayé de passer sans le réveiller, de crainte qu'il ne devienne dangereux. Mais il avait trébuché sur une trace de boue, près de ses jambes, et s'était effondré sur lui. Gantt se réveilla en sursaut, tournant aussi le regard vers lui.

- Un ange tombé du ciel !!!

S'exclama-t-il. Il attrapa le visage de la jeune femme et l'embrassa rapidement, sous ses protestations les plus vives. Elle le claqua, et s'en alla aussitôt. Il se massa la joue, l'air complètement perdu. Il ne comprenait vraiment pas pourquoi elle l'avait giflé. L'indignation était de mise dans le train et le départ du passager perturbateur fut un soulagement. De retour sur le quai, il inspira grandement. L'odeur de la mer et du sel marin étaient bien là. Malacombe, la ville portuaire par excellence ! Notre homme était fou de joie, tellement fou qu'il en avait les larmes. Lorsqu'une âme charitable lui demanda ce qui n'allait pas, il répondit que, bien au contraire, tout allait bien et qu'il était heureux de venir à Malacombe. Elle ne comprit pas ce qu'il y avait de si extraordinaire, surtout qu'il ne venait pas pour une occasion tout aussi particulière. Elle s'éloigna bien vite et le laissa sécher ses larmes tout seul. Finalement, il remit son sac sur sa tête et quitta la gare, prenant la direction du centre ville. Il marchait en ligne droite et en angles droits, autant dire qu'il ne s'écartait pas des passants et qu'il ne contournait pas les obstacles. Les altercations furent nombreuses et lorsqu'un marchand déversa sa cargaison d'oranges sur le sol sans le faire exprès, John marcha dessus et glissa, se réceptionnant sur le dos.

- Oh pardonnez monseigneur ! Je ne voulais pas vous faire tomber ! Vous ne vous êtes pas fait mal ?

Il se releva alors l'air de rien, ne prenant pas la peine d'essuyer ses habits. Il ramassa l'orange sur laquelle il avait glissa et la mangea en s'en allant, lançant un clin d'oeil au marchand. Malheureusement, cela ne faisait pas tout. Où était cette femme ? Arrivé au milieu des habitations, il se mit à l'appeler sans connaitre son nom.

- Mademoiselle ? Où êtes vous ? J'ai besoin de vous !

Criait-il en pensant qu'elle l'entendrait. Une fois de plus, on vint le chercher pour lui demander qui il cherchait et ce qu'il avait à crier comme ça, troublant la tranquillité des lieux. Un homme d'une vingtaine d'années cette fois.

- Mais tu sors d'où toi ? Et c'est qui que tu cherches comme ça ? Gantt s'arrêta de l'appeler et offrit un magnifique sourire à ce jeune homme. Je sors du temps et l'existence, et je cherche une femme ... euh ... comme ... comme ça. Dit-il en désignant un tour de taille avec ses mains. Le jeune homme arqua un sourcil. T'es sûr que t'es pas tombé sur la tête, toi ? Voilà qui le fit sourire d'autant plus. Je suis tombé mais, c'était sur le dos. Je vous remercie de vous inquiéter pour moi. L'inconnu soupira nerveusement. Plus de détails, s'il te plait ! Voilà qui étonna Gantt. Eh bien c'était sur des oranges, un marchands les avait fait tomber et j'ai glissé dessus. Fantastique, n'est-ce pas ? Cette réponse l'acheva. Tu fermes ta gueule, on en a marre de t'entendre gueuler ici. Tu te tais où j'appelle la garde, c'est clair ? Il déglutit, en acquiesçant. Très clair. Le jeune en fit de même puis retourna chez lui, rentrant par la porte par laquelle il était sortit, en la claquant bien.

Libéré, il put reprendre ses recherches. Il ne gueula pas non, il chuchota, continuant de l'appeler. Dommage qu'il ne connaissait pas son nom ni son descriptif physique. Il s'arrêta finalement devant un mendiant. Ce dernier était assit et ne disait rien.

- Excusez moi, mon brave, sauriez-vous où je pourrais trouver une fabricante de bijoux ? Je dois la rencontrer, c'est important. L'homme releva finalement le regard vers lui. Une fille ? Il fronça les sourcils, avant d’acquiescer. Je vais t'y amener mais, ça ne sera pas gratuit. Il lui tendit alors sa peau d'orange. Le mendiant le regarda, l'air outré. Oh pardons, c'est de l'argent que vous voulez ? Il s'étonna de sa réponse. Bah évidemment ! Tu veux que je fasse quoi avec ta peau d'orange, connard ? Il sourit alors. Il posa alors son sac sur le sol et l'ouvrit. Il fouilla dedans un long moment puis, sortit quelques pièces d'Or. Tenez, pour votre fatigue, tête de noeud. Le mendiant qui regarda les pièces releva aussitôt le regard vers lui, écarquillant les yeux. Pardon ? Il lui sourit. Bah quoi ? Ce n'est pas ça ce que vous vouliez dire avant ? Il était perdu, à son tour. Si peut-être. Il ramassa les pièces et dans le plus grand des silences, il le conduit jusqu'à la prétendue demeure de la forgeronne. Alexander fit l'effort de rentrer sa chemise ouverte à l'intérieur de son pantalon puis, frappa à la porte en imitant une mélodie. Il ne s'arrêta pas, l'imitant en boucle et se mettant à danser derrière, jusqu'à ce que quelqu'un finisse par ouvrir la porte.
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MessageSujet: Re: Où est Melpomène ? [PV Faril]   Ven 8 Aoû - 14:47

Le réveil affichait maintenant trois heures et Lilvica en était à son quatorzième café. Le livreur allait passer demain à 5h00 et comme d'habitude elle laisserait le colis planqué dans sa niche habituelle pour qu'il le trouve. Elle passa sa patte sur son visage et compris à quel point elle devait faire fatiguer. Ses paupières avaient du mal à rester ouvertes et des cernes étaient perceptibles sous ces coussinets. Elle soupira bruyamment et reposa sa tasse en étain dans l'évier. Son appartement n'avait pas l'eau courante mais elle avait installé un astucieux système de pompe qui montait l'eau froide jusqu'à elle. Elle en était assez fière et espérait qu'il dure un peu.

Elle revint vers son bureau et se pencha à nouveau sur son oeuvre. La pierre était délicatement enchâssée dans un fermoir d'argent tandis qu'une délicate chaîne ouvragée permettait au pendentif d'être porté autour du cou. Juste la chaîne lui avait valut presque trois jours de travail. Et elle n'avait même pas osé calculer le temps que lui avait pris la taille de la pierre. Mais le jeu en valait la chandelle, elle le savait. L'homme la paierait rubis sur l'ongle dans un velours d'hermine. Il était non seulement très riche mais aussi très influent.

Deux heures plus tard, elle finit par accepter que son oeuvre était fini. Elle fit sa toilette et se coucha entièrement nue dans un lit assez étrange. Perché en hauteur, le lit ressemblait un peu au nid du marsupilami mais en métal et rouage. L'intérieur était tapissé de coussin et les murs matelassés. Elle se blottit à l'intérieur, et fit de nombreux mouvements de préhension à l'aide de ses pattes avant. Finalement, elle se roula en boule et s'endormit immédiatement.

Et se réveilla en sursaut, le poil hérissé et une envie de sang dans la bouche. Elle retomba immédiatement dans un calme léthargique propre au contre coup d'un réveil trop brutal. Un être non identifié semblait confondre sa porte avec un instrument de musique de type percussion. Elle feula envisageant de le découper en morceau. Elle jeta un coup d'oeil à son réveil qui affichait un goguenard "8h00". Elle rala et envisagea de faire la sourde oreille, mais la personne semblait ne vouloir jamais s'arrêter. A bout de nerf, elle s'habilla rapidement d'une robe assez légère et ouvrit la porte en grand lançant un glacial :

"Oui ?"

L'homme devant elle était tellement étrange qu'elle se figea réussissant cependant conserver son hatitude glacée et légèrement inquiétante.
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MessageSujet: Re: Où est Melpomène ? [PV Faril]   Sam 9 Aoû - 6:57

Le temps, le temps encore le temps. Cela faisait de très longues minutes que Gantt était devant la porte, en train de danser et de frapper en même temps, imitant sans répit cette même mélodie. Finalement, et sans qu'il ne s'en rend compte au début, la porte s'ouvrit. Il continua de frapper dans les airs, tout en continuant ses quelques pas, entraîné par son propre rythme. Il ouvrit les yeux quelques secondes après, apercevant alors une silhouette qui n'avait rien de bien ordinaire.

- Oh ...

La femme chat, qu'il pensa au début. Une élégante féline à l'allure humaine, ou presque. On aurait juste dit un chat sur deux pattes mais, avec des proportions humaines, plutôt. L'évolution logique des félins ? S'il avait cru ça possible un jour ... Alexander avait les yeux grands ouverts, un air de curiosité mélangé à de l'étonnement, au regard. Il la regarda de haut en bas, rapidement, ayant au passage relevé le ton froid qu'elle avait employé. À en juger par sa tenue et son air terriblement fatiguée, il devait l'avoir réveillé. Cela expliquait aussi le temps d'attente. Il lui sourit, puis se remit à danser encore un peu. Il fallait bien qu'il finisse ce qu'il avait entamé, ce qui sous-entendait bien sûr de continuer à frapper dans le vide. Un numéro qui dura pas moins d'une minute, avant qu'il ne se calme.

- Bonjour.

Dit-il d'un ton cordial, aussi simplement que ça. Il avait le sourire aux lèvres, ravis de cette découverte, ou plutôt, de cette rencontre qu'il qualifiait d'extraordinaire. Il resta un moment de plus à l'observer, sans rien dire, fasciné par son apparence. Il lui était parfois arrivé d'imaginer une fusion entre un être humain et un animal mais, dans sa tête, le résultat n'était jamais beau à voir. Ici, le tout reprenait l'harmonie de l'être humain, les traits bestiaux du fauve sans oublier la grâce du félin.

- Hahaha ! C'est sensationnel !!! Vous ne trouvez pas ?!

Dit-il en sursautant presque, emporté par son entrain. Il se calma d'un seul coup, reprenant un visage bien plus sérieux et dur. Il retira le sac qu'il avait sur la tête, le posant sur le sol, à ses pieds. Il l'observa encore un peu. Il ne savait ce qui était le plus admirable, son visage ou ...

- Ah quand même ... six ... hum.

Et voilà maintenant que les questions se bousculaient dans son esprit, chacune essayant d'arriver la première place. Il crispa le visage, fermant les yeux tout en s'attrapant le front. Quel affreuse cacophonie. Il fit le ménage bien rapidement, pour le moment, il n'en était qu'aux salutations et cette féline ne semblait pas d'humeur. Que faire quand un chat n'est pas très content, à part lui servir de chair à griffer ? Le gratter, bien évidemment ! Mais pas n'importe où, juste derrière les oreilles. Alexander s'approcha un peu d'elle, tout sourire, puis vint alors passer sa main derrière son oreille qu'il se mit à gratter tout en se présentant.

- Alexander Gantt, mécanicien marginal ! Je viens de Tarance et j'ai besoin de vous ! Un bijoutier de cette grande ville m'a indiqué que vous lui aviez livré un collier sertie d'une pierre appelée Melpomène ... et cette pierre est extraordinaire !!! S'exclama-t-il encore en sursautant, au bord de la crise de rire. Il se mit à lui gratter les deux oreilles, la regardant dans les yeux, la folie au regard. Melpomèèèène ... Une pierre aux propriétés physiques altérées par la magiiiie ... La magiiiiiiiiie ... Une fois de plus, son visage se raidit. Il s'arrêta de la gratter, reculant un peu, l'air très sérieux, voir accusateur. Forfaiture, n'est-ce pas ? Dit-il le ton grave. Avez-vous encore un petit exemplaire de cette pierre à me prêter ? J'ai apporté de quoi vous la louer ! Il ouvrit alors le sac et le vida au sol ... Il se forma alors une petite pile de matériel en tout genre. Vis, clous, écrous, rouages, pièces de métal ... ainsi que quelques pièces de monnaies encastrées à l'intérieur. Vous êtes très jolie, Mademoiselle. Comment vous appelez vous ? Dit-il l'air on ne peut plus naturel, le visage d'un seul coup décontracté.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Où est Melpomène ? [PV Faril]   Mer 10 Sep - 9:27

L'homme continuait à faire le guignol juste sous son nez sans même avoir l'air de se rendre compte de sa présence. Lilvica sentit l'agacement monter en elle : ces hommes étaient donc si aveugles et sourds pour ne point se rendre compte de ce qu'il se passait autour d'eux ? Elle réprima le feulement de colère et d'impatience qu'elle sentait monter en elle. Finalement, il se figea et l'observa avec de grands yeux étonnés. Elle l'entendit même lâcher un petit "oh..." d'étonnement. Son orgueil fût flatté par se soudain intérêt que l'homme si écrase queue lui portait enfin.

Chassant au loin son humeur massacrante et sa nuit trop courte, Lilvica se fendit d'un sourire typiquement félin tandis que l'homme la détaillait. Elle ne se priva d'ailleurs pas pour en faire tout autant et elle avait de quoi faire devant cet humain si étrange. Assez grand, elle remarqua qu'elle le dépassait d'une bonne tête, mais aussi qu'elle était sur une marche d'escalier contrairement à lui. Difficile donc d'évaluer vraiment sa taille, d'autant plus qu'il avait posé sa besace en équilibre sur sa tête. Cela ne semblait pas lui demander beaucoup d'effort que de la maintenir en place, mais Lilvica avait mal à la nuque rien que d'imaginer la chose. Elle allait continuer son inspection lorsqu'il se calma enfin et fit retentir un joyeux "Bonjour".

Lilvica manqua de lever les yeux au ciel. En temps normal, elle aurait adoré un tel débordement d'énergie et n'aurait sûrement pas manqué de danser avec l'inconnu. Mais ce matin, son corps était bien trop épuisé pour cela. Elle se contenta de sourire à nouveau et hocha la tête en guise de réponse. Elle n'était pas vraiment d'humeur à bavarder et cet homme allait bien finir par lui exposer ces intentions. Ce qu'elle n'avait pas prévu, c'est qu'il lui faudrait autant de temps et qu'elle se maudirait de ne pas avoir prévu une chaise.

Effectivement, avant même d'entrer dans le vif du sujet, l'homme prit le temps de s'émerveiller durant de longues secondes sur son physique, ses vêtements, sa plastique... Il lâcha même une remarque sur le nombre de seins qu'elle possédait. Croisant les bras sous la deuxième paires des dit seins, Lilvica s'était appuyée contre le chambranle de la porte et observée d'un œil à la fois amusée et fatiguée l'étrange personnage qui se trouvait devant elle. Soudain, il contracta si fort son visage que l'hybride crut qu'il allait exploser. Se redressant, prête à s'enfuir d'un bond, elle se tint sur ces gardes lorsque brusquement, il se mit à la grattouiller derrière les oreilles. Elle se figea ne sachant comment prendre ce geste. Habituellement, celui ci intervenait dans un couple lorsque l'un des deux avait envie de l'autre. Mais l'humain ne semblait pas disposé à de tel égard et elle n'en avait pas envie non plus. Elle allait envoyer valser l'individu lorsque prit d'une espèce de folie, il se mit à lui gratter l'arrière des deux oreilles à la fois, ses yeux plongés dans les siens, le visage prit de convulsions démentes. Elle s'inquiéta durant une demi seconde : et si cet homme était fou ?

Mais l'instant d'après, il semblait aller mieux et la regardait stoïquement et Lilvica jeta l'éponge. Si cet homme était fou, il n'avait cependant pas l'air bien dangereux. Elle jeta un coup d’œil à son établi et finit par lui dire :

"Bon, je ne suis pas sûr de savoir de quoi vous parlez, mais entrez. Nous allons en discuter au calme à l'intérieur." Elle allait le laisser entrer lorsqu'elle revint vers lui et ajouta : "Mais d'abord, ramassez ce que vous avez étalé sur mon perron ça fait désordre. Et j'espère que vous n'avez rien contre le thé." Là dessus, Lilvica le laissa planter et rentra dans sa maison, laissant la porte entrouverte.


Extrait de l'ouvrage d'étude du docteur VonSvok sur les hybrides de type félidés:
 
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MessageSujet: Re: Où est Melpomène ? [PV Faril]   Jeu 11 Sep - 13:16

Visiblement, la femme-chat qui se tenait devant lui n'avait pas l'air très amusée et il s'en rendait bien compte. Son attitude était à mi-chemin entre l'exaspération et la nonchalance, signe d'une certaine fatigue à la fois mentale et physique. Il était vrai que Gantt n'était pas un homme facile à côtoyer et lui même le savait. On lui avait très souvent fait la remarque au sujet de son comportement plus que dérangeant. Il n'avait cependant pas changé et n'avait pas non plus l'intention de le faire, il était ce qu'il était et c'était bien comme ça. S'il crut le temps d'un instant que la féline allait lui claquer la porte au nez et que la déception se lisait déjà sur son visage, il revint bien vite sur ses conclusions hâtives quand elle lui proposa d'entrer, bien qu'elle ne semblait pas avoir comprit de quoi il parlait. C'était mauvais signe, qu'il pensait, car si son histoire ne lui évoquait rien, alors le bijoutier lui avait peut-être donné de fausses indications.

Quoi qu'il en soit, Alexander avait le sourire jusqu'aux oreilles car pour lui, c'était une invitation ! Une invitation à prendre le thé, même ! Il était ravit, son visage s'éclaircissant d'un seul coup. Il était tellement ravit qu'il en était au bord de l'émotion. Si ses yeux avaient rougit le temps d'un instant, il se contint malgré tout. Il acquiesça, puis s'accroupit alors pour ramasser le matériel ... pièce par pièce. Autant dire qu'il lui fallut bien un quart d'heure avant d'avoir finit. Mais, ce n'était pas le pire ! Le pire, ce fut qu'il ramassa le sac, une fois remplit, puis s'en alla le vider dans le bouche d'égout la plus proche, s'en débarrassant par la même occasion. Dans sa tête, l'explication était simple. Si la femme-chat lui avait demandé de ramasser le matériel en lui expliquant que ça faisait désordre, c'est qu'elle n'y accordait aucune importance et que par conséquent, il ne pourrait pas la payer avec. Autant s'en débarrasser alors !

Il revint bien vite à sa demeure, s'essuyant les pieds avant de rentrer à l'intérieur. Une maisonnette fort agréable ! L'endroit était assez chaleureux, par ici, rien à voir avec son atelier désert et froid. Il balaya rapidement l'endroit du regard avant de suivre l'odeur du thé pour retrouver la propriétaire des lieux. Il marchait au pas, essayant de se faire le plus discret possible. Même sa voix se fit très basse, presque chuchotante.

- C'est très chat-leureux chez vous !

Dit-il en rigolant à voix basse. Il garda le sourire, puis plongea son regard dans le sien, sans être plus expressif que ça. Il resta un moment silencieux, à la fixer de cette façon, puis reprit la parole, le ton bas et la voix calme.

- La Melpomène. Avez vous déjà entendu parler de cette pierre ?
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