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 Rosée du matin ♦ ft. Artémis

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MessageSujet: Rosée du matin ♦ ft. Artémis   Jeu 1 Aoû - 13:57

Il était tôt, le soleil commençait à peine à se lever tandis que j'enfilais mon armure de chevalier. Je me sentais renaître en ce matin si doux, mon frère dormait encore dans sa chambre et mon père somnolait sur son fauteuil, me demandant où j'allais de bon matin. Je lui répondis que je voulais prendre l'air pour me changer les idées. Marchant d'un pas déterminée, le cliquetis de mon armure blanche résonnait dans la ruelle bien silencieuse. J'allais dans la direction de la place publique afin de jeter un coup d'oeil si tout semblait normal, aider des gens dans le besoin ou simplement me dégourdir les jambes. J'aurai bien aimé courir sur de l'herbe tendre, mes pieds dans cette verdure mouillée et respirer profondément. Je portais cette armure quasiment tous les jours hormis le weekend où je pouvais me reposer. Nous étions un Lundi, je reprenais donc le travail. Ces temps-ci sont bien calmes et le peuple est respectueux. Nous n'avons pas eu d'événement majeur mis à part pour l'organisation d'une fête à la cour du roi et nous devions surveiller les portes d'entrées et de sorties. Personne ne voudrait voir son roi assassiner, encore faut-il être fou pour oser pénétrer la villa dans les hauts quartiers.

Les pavés de la rue étaient encore ruisselant des gouttes d'eau, les quelques arbres dans la cité montrait que la ville gardait un côté « nature ». Quelques personnes sortaient pour monter leurs affaires comme les marchands de poissons ou de fruits frais. Tout était calme et j'aimais ce sentiment de sérénité. Je portais un oeil curieux sur ces bâtisses en pierre, quelques fenêtres ouvertes d'où on apercevait quelques silhouettes. J'avais l'impression d'être dans un conte de fée, le rêve que je voulais entreprendre se réalisait petit à petit. Le fait d'être devenu chevalier me donnait une grande assurance et du contrôle. J'aimais la justice comme j'aimais aider et donner des ordres. Peut-être qu'un jour, je pourrai donner moi-même des directives et pourquoi pas, faire évoluer quelques lois une fois haut placé ? Je veux que le peuple crie mon nom comme une héroïne, le jour où je prouverai que je suis une femme forte et aimante pour le bien-être de Tarance. Passant par quelques rues, je saluais au passage quelques personnes qui me firent un signe de main. Je possédai une armure unique et il était facile de me repérer. Rares étaient les femmes chez l'ordre des chevaliers.

Cette armure me tenait chaud et ma frange blonde passait devant mes yeux ce qui me dérangeait fortement. Alors d'un geste las avec mes gants en acier, je tentais de les arranger pour éviter qu'il ne me tombe devant le nez. Je devrai aller voir un barbier pour qu'il me coupe correctement cette frange. J'aimais porter cette armure, mon épée aiguisée dans mon fourreau accrochée à mon ceinturon . Pendant ces dix années de service dans l'ordre des chevaliers, j'ai pu assister à quelques exécutions de mécréants ou à l'arrestation de bandits ou de violeurs en série. Le crime à Tarance avait légèrement baissé. Cependant, j'aurai aimé participer à des événements plus impressionnants, partir en voyage et explorer le monde pour instaurer la paix. Quel rêve ~

J'étais enfin arrivée à la place publique, des stands commençaient à s'ériger, quelques bancs où des villageois se tenaient convenablement, regardant le ciel qui devenait orangé puis jaune pour enfin découvrir un bleu cyan. C'était le début d'un nouveau jour et celui-ci paraissait bien commencer. Je vis quelqu'un, mes yeux verts aperçurent des cheveux d'ébènes, un homme fluet et une allure décontracté qui se faufilait discrètement parmi les marchands. Je le suivais du regard, restant un peu à l'écart mais mes soupçons s'avérèrent juste. A cet âge, on ne joue pas à cache cache. Cet homme devait chercher quelque chose, à voir comment il se trémoussait près des stands. Je me suis dit que j'irai parler à ce bonhomme pour connaître ses intentions, alors me tenant non loin de lui, je commence par lui dire « Hey ! Vous là ! J'aimerais vous poser quelques questions ».
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MessageSujet: Re: Rosée du matin ♦ ft. Artémis   Ven 2 Aoû - 14:12

Une légère brise glissa le long des allés de hautes maisons qui se situaient sur la place publique. Tarante se réveillait doucement. Dehors, les commerçants se préparaient peu à peu, installant leur marchandise sur leurs étals de bois. Les pavés de pierres ne seraient bientôt plus visibles, cachés par une armée de piétons pressés par les impératifs de la vie. Il était encore très tôt, puisque le soleil perçait tout juste à l’Est, pourtant les rayons de l'astre solaire nimbaient déjà la place d’une lumière agréable et chaleureuse.

Artémis avait déjà eu l’occasion de visionner ce genre de scène plusieurs dizaines de fois. Tarante était reconnu pour ses nombreux édifices d’une beauté à en couper le souffle, et bien que l’endroit pût paraître sobre pour le commun des étrangers, nombre des citoyens de la ville connaissaient la beauté de ce lieu au petit matin. Pourtant, le voleur ne s’était pas rendu au marché à une telle heure, alors que les différents commerçants n’avaient même pas encore commencés leur vente, juste pour profiter de la vue. Il se tenait debout, dos au mur, dans une petite ruelle perpendiculaire à la place. Et il patientait. Il attendait…


Puis, alors que rien n’avait changé à la scène qui se déroulait sous ses yeux, si ce n’est que les premiers clients commençaient à se déverser sur la place comme une rivière dans un fleuve, il se mit en mouvement. Il approcha des stands, tranquillement. L’homme qu’il cherchait était ici. Il l’avait vu. Il le reconnaissait. Il savait qu’il se trouvait parmi les commerçants. Sous sa veste en cuir, l'informateur pouvait sentir le poids rassurant du poignard qu’il avait emporté avec lui, au cas où. Devant lui, des hommes et des femmes discutaient entre eux, qui ne se doutaient pas le moins du monde que parmi eux se cachaient des hommes appartenant au monde clandestin.

Il commença à se faufiler entre les multiples échoppes, tentant tant bien que mal de ne pas paraître louche. On ne savait jamais qui pouvait t’observer dans ces rues, Artémis en avait déjà fait les frais à ses dépens. Et il ne souhaitait pas recommencer.

Il arriva enfin à destination, à côté de ce qu’il avait décidé d’appeler sa « cible ». D’un certain point de vue, ce n’était pas incorrect. Après tout, il devait bien atteindre l’homme, mais ce n’était pas pour attenter à sa vie. Non, ce qu’il cherchait à faire était bien différent. Quelques jours auparavant, un groupe de bandits avait perdu plusieurs de leurs hommes aux mains d’un assassin. Aujourd’hui, ils désiraient se venger. Mais pour cela, il leur fallait des informations… choses qu’Artémis ne refusait jamais de donner, contre un pécule plus ou moins rempli. Et ce, même s’il ne disposait pas des renseignements demandés. On pouvait toujours rejeter la faute sur quelqu’un d’autre, c’était ce qu’il avait appris avec le temps. Tout était bon pour se faire de l'argent.

Il avait donc organisé une rencontre à un endroit qu’il avait lui-même choisi. La Grand-Place s’était imposée d’elle-même. Les soldats du royaume ne se douteraient sans doute même pas que deux hommes, dont l’un était activement recherché, oseraient se déplacer juste sous leur nez.

Tout du moins, c’était ce qu’il pensait, jusqu’à ce qu’une voix s’élève au-dessus de l’assemblée pour le héler. Artémis jura intérieurement lorsqu’il entendit cet appel. Il n’avait parlé à personne de ce rendez-vous. Qui pouvait donc bien l’interpeler ? Car c’était bien à lui que l’on s’était adressé. Bon, qu’est-ce que je fais maintenant ? Je tourne la tête, ou je continue comme si de rien n’était ? Si j’agis ainsi, elle risque de se rapprocher et de tout faire capoter…

Il s’arrêta donc l’espace d’un instant, afin d’identifier la femme – car il s’agissait d’une femme, il en était certain, qui venait de l’appeler. Il ne chercha même pas à cacher sa stupéfaction lorsqu’il aperçut la chevalière se rapprocher dangereusement de leur position. Si elle se rapprochait encore un peu, elle pourrait sans doute reconnaitre  le visage de son client, puisque ce dernier était affiché sur des affiches en différents endroits de la ville. Autant dire qu’ils étaient cuits.

Son sang ne fit qu’un tour dans sa tête. Il n’avait pas de temps à perdre, et il ne désirait pas finir au fond d’un cachot pour avoir aidé un criminel recherché. Il fallait donc agir, et rapidement.

« Je vous recontacte très prochainement ! Pour le moment, partez d’ici, avec un peu de chance, elle n’aura remarqué que moi », chuchota-t-il à son client avant poursuivre en criant tout haut d’un air affolé, « Au meurtre !! Un criminel ! Il est armé !! »

La panique commença alors à se répandre. Chacun y mit du sien ; les hommes se bousculaient, les femmes criaient tandis que les mioches pleuraient toutes les larmes de leur corps. Un sourire se dessina sur les lèvres du jeune voleur. Maintenant que l’effet de masse avait joué en sa faveur, il pouvait prendre la fuite. Il adressa ses salutations à la soldate, puis commença à courir, tant bien que mal, en direction des bas quartiers. Il les connaissait mieux que n’importe quel autre coin de la ville. Si la chevalière parvenait à sortir de la place, et à le suivre, il pourrait s’échapper en utilisant les multiples raccourcis qui parsemaient cette zone-là.

Tout du moins, c’était ce qu’il pensait.
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MessageSujet: Re: Rosée du matin ♦ ft. Artémis   Dim 11 Aoû - 15:33

La foule se mit à hurler, des cris stridents d'une jeune femme en tenue de noble laissant tomber son petit panier rempli de mets sucrés et salés. Ce fut l'alarme qui déclencha ce phénomène de foire au sein de la place publique. Cet homme aux cheveux d'ébènes qui avait crié « Au meurtre !! Un criminel ! Il est armé !! » avait cette formelle intention de créer une diversion. Je souhaitais simplement l'aborder comme tout homme civilisé mais, ce fut un échec. Je devais me frayer un chemin dans la foule tumultueuse de ces hommes et de ces femmes plus ou moins habillés. Dans mon armure blanche, je pris un peu d'élan et commençait à m'élancer dans une course effrénée. Je poussais de mes mains les quelques personnes qui me dérangeaient alors que je fonçais telle une furie vers la ruelle dont cet homme empruntait. Je ne pouvais observer qu'une masse de cheveux hirsutes et noirs comme le jais.  C'était difficile d'atteindre sa cible alors que des femmes se demandaient en courant partout si elle survivrait alors que tout ceci n'était qu'un manège, une simple distraction pour s'échapper de ma vue. Je m'arrête. J'avais emprunter un dédale de pierre, après avoir heurter des caissons et fait voler quelques poulets enfermés dans une cage au passage. Je n'avais pas eu le temps de m'excuser.

Je me tenais là, déblayant le passage avec mes pieds, des tas de cartons et des boites vides. J'entendais des bruits de rongeurs, c'était une petite ruelle étroite et sombre, encore peu éclairée par les rayons du soleil levant. J'étais une femme optimiste mais plus je m'enfonçais, plus j'avais l'impression que je ne retrouverai pas cet individu. Je n'avais pas aperçu son visage, seulement sa coupe de cheveux et les vêtements qu'il portait. Je n'aimerais pas retourner à la caserne en racontant que j'ai échoué à trouver un scélérat dans la place publique. Je dois me faire respecter et j'incombe à devenir une grande chevalière, digne d'être une représentante de la haute chevalerie. Soudain, la ruelle descendait un peu plus bas, les cliquetis de mon armure résonnait et il n'y avait aucune âme qui vive. J'avais l'impression d'être seule et à la fois épié. Je compris lorsque j'entrais dans une place légèrement peu fameuse avec une odeur de détritus que je me trouvais dans les bas quartiers. Les rares personnes qui étaient à l'extérieur de leur maison me dévisagèrent avec un air dédaigneux tandis que j'observais chaque recoin avec attention. Ma vision n'était pas perturbée par mon casque en métal froid. J'avançais tranquillement tandis que je vis au fond d'une rue, une personne précipitée.

- Vous là ! Attendez ! Par ordre du roi, restez où vous êtes !

Je courrais encore comme une dératée, mes bottes et mes bas remplis de terre et de boue. Il n'abandonnait donc pas. Mon bras tendu, j'essaie de l'attraper, encore un petit peu et j'arrive par lui toucher le poignet pour finir par m'agripper fortement. J'avais le souffle à moitié entre coupé. Mon armure était lourde et la course à longue distance avec une telle charge sur les épaules n'étaient pas vraiment le genre de choses que j'aimerais faire à longueur de journée. Je restais sur mes gardes, je ne voyais pas encore son visage et mon autre main tenait fermement mon épée si jamais il essayait de feinter en tentant de prendre une arme.
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