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 Lalwendë Fortepoigne [Terminée]

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Invité
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MessageSujet: Lalwendë Fortepoigne [Terminée]   Jeu 23 Oct - 17:56



I. LE PERSONNAGE.


• NOM : Fortepoigne
• PRÉNOM : Lalwendë
• SURNOM :Lal
• GENRE : Féminin
• ÂGE : 24 ans
• RACE : Demi-elfe
• CLASSE & MÉTIER : Ingénieur/ mécano et électrotech
• MAGIE OU TECHNOLOGIE : Les deux, son rêve est d’ailleurs de parvenir à les combiner un jour. Elle est même persuadée qu’un jour elle sera technomage ou magélectrotech…elle ne s’est pas encore décidée sur le nom exacte. Pour les combats, elle ne sait se battre qu'au corps à corps pour l'instant, donc ni l'un, ni l'autre.
• STATUT MARITAL : célibataire et vit même encore chez son père
• SITUATION FINANCIÈRE : Ils sont dans le bas de la classe moyenne, assuré de leur toit et de leur nourriture, ils ne connaissent pas la privation grâce à la boutique familiale d’ingenierie à bas prix. Ils ne peuvent cependant pas s’accorder d’extra tous les mois.
• ORIENTATION SEXUELLE : Bisexuelle
• AVATAR : artiste sakimichan (sur deviantart, sa galerie : http://sakimichan.deviantart.com/ )


II. LES DESCRIPTIONS.


MORALE
Lal est une passionnée avec les avantages et les défauts que confère ce genre de caractère. Impulsive, amusante ou embarrassante, grande gueule, têtue. Son caractère tient plus du côté humain qu’elfe. Elle n’est pas bête loin de là, mais elle parle souvent sur le coup de la passion et trop vite, ce qui pourrait la mettre dans de fâcheuses postures. La demoiselle n’a pas froid aux yeux, un peu plus de calme et de sagesse ne lui ferait cependant pas de mal. Instinctive, elle aura tendance à suivre son flaire en premier, même face à des problèmes de mécanique et face à des bons vieux rouages. Elle se fit aussi à son instinct face à autrui et dans la vie quotidienne, ce qui parfois la sauve, car quand son instinct lui ordonne de se taire, elle se tait.
C’est une amie loyal, une personne rude, mais avec un gros cœur et une certaine empathie. La demi-elfe peut fondre facilement face à des situations attendrissantes et ne le cache pas. C’est une personnalité forte, qui montre ses faiblesses, de toute façon elle serait tout simplement incapable de les camoufler. Un peu naïve, rêveuse et optimiste, elle refuse de fermer son cœur. D’après elle, on ne peut sentir la joie, le bonheur et l’amour, seulement si on sent également la peine, le malheur et la haine. Il faut donc tout accepter… Enfin elle-même n’accepte pas tout, chaque individu à ses paradoxes et elle ne fait pas exception à cette règle. Dans ce domaine, elle est d’ailleurs un étrange mélange d’honnêteté et de roublardise.


PHYSIQUE

Lal n’est pas une femme très grande et peste souvent contre cela. Avec deux parents dépassant les 1m70, elle se débrouille pour atteindre avec peine les 1m53 et maudit un de ces ancêtres pour cela. C’est sûr qu’il devait y avoir des petits quelques parts dans l’arbre généalogique et il a fallu que ça retombe sur sa tête. Son corps est de plus assez large, de bonnes épaules carrées, un large bassin fait pour enfanter, elle a tout d’une petite humaine et doit remercier son père d’être si solidement bâtit. Heureusement pour elle, sa poitrine généreuse est à l’image de ces larges épaules et de son bon bassin. Il faut bien qu’il y ait un avantage à ce type de physionomie. Son corps, bien que féminin montrent qu’elle est aussi musclée, son travail ne lui laisse pas le choix. Son bras gauche arbore un tatouage d’un crâne en mémoire du passé de son père.
Son visage à des traits plutôt ronds et doux, mais des pupilles bleues brillante d’intelligence et de passion lui épargne des traits rêveurs. De sa mère elfe, outre les yeux bleus,  elle a hérité des oreilles pointues qu’elle a percées avec des anneaux. Elle lui a également donné des lèvres charnues et une crinière rousse. La jeune mécano remercie souvent sa génitrice pour ces dons physiques, car ce qu’elle préfère physiquement chez elle sont ses yeux et ses cheveux. Lal a cependant décoloré quelques mèches en blanc, car elle trouve que ça lui donne un style certain, surtout avec le tatouage.
Pour les tenues, en tant que mécano, la demi-elfe favorise les pantalons et les hauts que l’on peut salir, voir la blouse de travail. Elle ne porte pas de tenue de femme, sauf quand elle part voir son grand-père, mais ce sent toujours mal à l’aise avec ces dernières.


III. L'HISTOIRE.



Lal est née d’une étrange histoire d’amour, auprès d’êtres qui a priori sont opposés en tout point. Son père est un ancien pirate. Il a occupé le poste de mécano et armurier auprès de son groupe, qu’il décida de quitter. Écœuré de sa vie de massacre et de pillage, il décida de se reconvertir et ouvrit une boutique pour mettre à profits de tous ses talents de mécano et d’électrotech. Afin d’être tranquille, Hector Fortepoigne changea de cité et quitta la ville portuaire de Malacombe pour Tarance. Sa mère, Tinùviel Eldrahil, est une elfe, qui a grandi dans la cité d’Aldaron. C’était une magicienne, qui avait décidé de suivre la voie de guérisseuse. Nécromancienne blanche, son respect pour la vie passa outre l’orgueil de sa famille et elle se mit à parcourir le monde pour sauver ceux qui en avaient besoin.
Ils se rencontrèrent dans la cité  de Tarance, un ami proche et un collaborateur d’Hector était souffrant et Tinùviel était en ville. L’homme alla voir la guérisseuse qui remplit son office. L’elfe ne sut jamais vraiment ce qui avait attiré son intérêt sur ce grand homme, le fait qu’il ait payé les soins ou le fait qu’il l’invita pour la remercier à manger dans un restaurant. Hector n’avait pas eu d’autre attention ce soir-là que de la remercier sincèrement. Le restaurant ne fut pas d’une grande classe et même bon marché, les deux passèrent cependant une bonne soirée. Aussi surprenant soit-il, l’elfe s’intéressa à l’histoire de l’ancien pirate. Le mécano ne parlait pas souvent son passé, mais ce jour-là il lui raconta l’enfance miséreuse avec son frère qui les amena sur les navires. Comment la pauvreté et la cruauté l’avait petit à petit rongé et comment la mort de son frère, de son mentor et une partie de son équipage de pirate l’avait éveillé brutalement. La réalisation douloureuse des horreurs commises et les cauchemars du présent, qui lui faisaient craindre le sommeil, mais qu’il chérissait car ils prouvaient qu’il était redevenu un homme. Tinùviel lui parla de son existence paisible, mais austère chez les siens, son étouffement face à la mélancolie, au repliement et au culte de l’apparence et de la perfection. Son amour et son respect pour chacun qui l’amena sur les sentiers, le récit de son voyage et la tristesse de sa solitude. Ils se surprirent tous les deux à parler autant et à s’écouter autant. Ils se donnèrent rendez-vous à nouveaux, car ils ne s’étaient pas encore tout dit malgré l’heure tardive. Tinùviel trouvait toujours le moyen de prolonger son séjour, dans une telle ville, il était facile de trouver un malade ou un blessé à soigner. Elle qui ne restait pas plus d’un mois à la même place resta, non pas pour les malades, mais pour Hector. Les deux adultes se rendirent compte de leurs sentiments et de leur réciprocité. Les rendez-vous changèrent petits à petits, d’abord plus fréquents, puis de plus en plus intimes. Au bout de quelques années, elle finit par emménager dans une nouvelle demeure, une maison qu’Hector et elle avait acheté, avec un atelier, boutique au rez de chaussé. Ils se marièrent et c’est dans un foyer heureux que naquis Lalwendë.

Tinùviel faisait des allés retours réguliers pour voir sa famille à Aldaron. Elle avait repris contact avec eux, encouragé par Hector, qui lui n’avait plus de famille. Sa femme, à travers ses voyages fréquents espérait bien une chose ; faire accepter à son père, sa mère et son frère son mariage. Sa famille ne l’approuvait pas, ils n’étaient pas venus à la cérémonie et n’avait jamais accepté de voir son mari et sa fille. C’est au cours d’un de ces nombreux voyages qu’elle mourut. La guérisseuse préférait voyager avec des caravanes. Ce jour-là, elle n’eut pas de chance car cette dernière fut attaquée. Le bilan fut sanglant et malheureusement, l’elfe fit parti des victimes. Humains, orcs, elfe, nains ou gobelin, une balle en plein cœur met toujours fin à la vie.

Hector fut détruit par la nouvelle, la seule chose qui lui permit de s’en sortir fut une petite tignasse rousse de cinq ans, qui ne comprenait pas ce qui passait et ne réalisait pas ce qu’elle venait de perdre. En souvenir de sa femme, le mécano arrêta tout commerce et entretien d’armes, tourelles ou autres objets de mort. Pour sa fille, l’homme se releva et retroussa ses manches. Il acheta une demeure et une boutique plus petite, dans un quartier moins propre pour maintenir les finances à flot. Il travailla d’arrache pied et transmit à sa fille son savoir. Il lui apprit à lire et à écrire, chose que sa femme lui avait enseignée, lui qui n’avait jamais mis les pieds dans une école. Il fit d’elle son apprenti et dès son plus jeune âge, Lal mit les mains dans les rouages et la mécanique, pour devenir le parfait second pour son père.
En grandissant, son savoir et son adresse en mécanique, en technologie se perfectionnèrent, elle devint également assez âgée pour effectuer des livraisons et des réparations dans différents coins de la ville. Hector apprit donc à sa gamine à se battre. C’était des techniques de combat rudimentaires, aux poings, des techniques de forbans, pas très honorables, mais efficaces, qui pouvaient permettre à sa gamine de s’en sortir. Pas forcement de battre l’adversaire, mais de le mettre à terre quelques minutes, pour lui laisser le temps de fuir. Il la garda éloignée de toutes armes, aussi bien technologiques, que classiques, blanches ou à feux, magiques ou physiques. Il ne lui enseigna à se battre qu’avec les poings, pour se défendre ou fuir…et c’était déjà bien assez. Hector avait déjà tué à mains nues, il suffisait de connaitre les bons gestes. L’ancien pirate ne le savait que trop bien, de même qu’il avait appris à tirer au mousquet et à se défendre au sabre, il refusait de transmettre ce savoir-là à sa fille. Il ne lui transmettrait pas ces outils de mort. Il lui enseignerait seulement des gestes pour se défendre.
C’est ainsi que fila l’enfance de la demi-elfe et son adolescence, entre son apprentissage puis son travail de mécano, les combats avec son père, les amies, les amours, les joies, les complexes, la tristesse et l’amusement qui font la vie. Elle n’était pas la seule enfant dans son quartier et comme elle, la plupart travaillait également pour reprendre un jour la boutique familiale. Ces enfants, puis ces adolescents trouvaient toujours un peu de temps libre dans la semaine, d’abord pour jouer, puis pour boire ou faire les quatre cents coups que font tous les ados. Ils n’avaient pas beaucoup de temps libre, mais ils y parvenaient tout de même, ils étaient jeunes, pleins de ressources, d’énergies et avaient de la créativité à revendre.

Vers ses vingt ans, un individu vint cependant bouleverser ce quotidien. Lal revenait d’une réparation qu’elle avait due effectuer dans un autre quartier. Son regard fut tout de suite attiré par un individu présent dans la boutique. Grand, Svelte avec de longs cheveux blonds et une tenue précieuse, l’elfe faisait étrange dans la boutique de son père. La demi-elfe s’arrêta de surprise quand elle vit Hector courbé, sa grande main sur son visage pour le cacher. Elle se secoua et se mit à courir. Une boule se forma dans son ventre, son père traversait chaque année une mauvaise période, mais l’anniversaire de la mort de sa mère était déjà passé.  C’est cet elfe qui lui avait fait du mal. La jeune demi-elfe se planta devant son père et cria :

« Dégage de là ! »

Son père lui saisit alors le poignet, pour forcer sa fille à se tourner vers lui. Il avait dégagé la main de son visage et elle vit les yeux humides de son père, qui refusait de laisser les larmes couler. Il lui dit d’un ton brusque

« Ne lui parle pas comme ça. C’est ton grand-père. »

Les yeux de la mécano s’écarquillèrent sous l’effet de la surprise. Bouche bée, elle ne sut quoi dire. Pour elle, la famille c’était son père et elle. Sa mère, elle ne lui manquait pas. La rouquine ne s’en rappelait pas et ce n’était pour elle qu’un concept vague, quelque chose qu’elle ne pouvait pas imaginer. Sa mère ne lui manquait pas, elle n’avait aucun souvenir de la guérisseuse. Quand elle était petite, elle avait bien jalousé les autres d’avoir ce qu’elle n’avait pas, mais ce sentiment fut aussi fugace que son enfance. Les notions de grands parents, oncle et tante étaient encore plus étrangères. Que voulaient ils qu’elle fasse ? Comment voulaient ils qu’elle réagisse ?
Hector passa sa main dans les cheveux de sa gamine. Il secoua vigoureusement la tignasse de cheveux mi-longs, pour attirer l’attention de la demi-elfe. Avec une voix tendre, mais sur un ton directif, Hector lui demanda.

« Mauvaise graine, tu dis quoi quand tu fais une connerie ? »

Le contact de la main de son père la fit sursauter. Ses yeux trouvèrent le regard franc de son paternel. Ils étaient redevenus normaux, forts et protecteurs. Son père venait de lui donner la solution : Elle n’avait qu’à se comporter normalement. Un peu maladroitement, elle se tourna face à son grand-père. La mécano joua avec le lobe de son oreille, un peu gênée elle ajouta

« Excusez-moi. »

Et puis…Et puis, ce fut tout. Elle ne savait pas quoi dire à cet étranger. Il se présentait à elle aujourd’hui, certes, mais Lalwendë n’avait rien à lui dire. Que voulait-il ? Il était bien venu pour une raison, non !?
Un silence s’installa dans la pièce. Hector attendait calmement, tandis que Lal, moins patiente commença à bouger les pieds, gênée. Elle ne savait pas si elle devait retourner au travail, rester, quitter la pièce, apporter à boire, faire quelque chose, dire quelques chose. Tout ou n’importe quoi pour sortir de cette situation qui l’embarrassait. Ce fut son grand-père qui désamorça la situation. L’elfe savait bien qu’il aurait dû parler plus vite, mais il voulait bien peser ses mots. La nouvelle qu’il avait à annoncer à sa petite-fille était délicate et elle était arrivée en plein milieu de la conversation qu’il entretenait avec le père de cette dernière. Il ne savait donc pas si l’homme était d’accord ou pas. Il optât pour l’approche la plus directe, au vu des premières réactions de la rouquine.

« Je me présente, je suis Olwë Eldrahil ton grand-père maternel, comme l’a dit ton père. Je suis venu ici pour te faire la proposition suivante, celle de me suivre quelques temps à Aldaron, la cité de ta mère. Tu pourras ainsi en apprendre plus sur elle, ainsi que sur la culture elfique.»

La mécano le regarda, comme s’il lui avait annoncé qu’elle était enceinte d’un bébé dragon destiné à détruire l’univers tout entier. Ses oreilles sifflaient et elle avait l’impression que son cerveau refusait de tout imprimer. Devant son désarroi visible son grand-père ajouta pour la calmer.

« Nul besoin de donner ta réponse aujourd’hui. Je loge à l’auberge, prend ton temps avant de te décider. »

Lal secoua la tête pour approuver et le remercia. Il avait enfin une bonne idée ce bougre d’elfe. Olwë quitta la pièce pour la laisser seule avec son père. La jeune demilfe se tourna vers son paternel.

« J’fais quoi ? »

Hector leva les mains pour se dégager de toutes responsabilités et ajouta simplement

«  C’est à toi de décider ma grande. »

Cette réponse énerva sa gamine. Elle ne lui avait pas posé cette question pour rien. Elle ne savait réellement pas quoi faire. Perdue elle avait besoin de conseil, pas de phrase bateau. La rouquine se gratta la tête, elle n’aimait pas se retrouver dans des situations compliquées. La jeune fille se raccrocha alors au plus simple, à une idée rassurante et fixe. Un principe qui avait été centrale dans sa vie depuis tous ce temps et qu’elle comptait bien garder.

« Non, j’peux pas partir. T’as besoin de moins à la boutique. »

Son père fit non d’un signe de tête et émit un grognement

« Écoute gamine, la boutique j’la fais tourner depuis bien avant qu’tu pointes le bout de ton nez. Garde ce genre de bêtise pour toi. »

Il alla se saisir d’une clef en continuant de râler. Il n’aimait pas la tournure que prenaient les pensées de sa gamine. Il l’avait élevé seul depuis suffisamment longtemps pour connaitre les rouages de sa caboche.

« Te servir d’la boutique comme excuse, j’me souviens pas avoir élevé une pétocharde. »

La réplique de son père la vexa. Ce fut au tour de Lal de grogner, elle lui cria sous le coup de la colère

« J’uis pas une pétocharde ! C’est juste que, juste que… »

Autant la première phrase fut prononcée avec vigueur, autant la fin manquait cruellement de confiance. Lal ne savait pas comment finir sa phrase et se sentait de plus en plus stupide. Elle n’ajouta rien de plus et se mit à fixer ses chaussures. Son père rigola. Ce rire fort et franc embarrassa davantage sa fille, qui se concentra d’autant plus fort sur ses chaussures.

« Qu’tu sais pas quoi faire tout simplement. »

Compléta Hector en continuant à travailler. Lal poussa un grand soupire, son père avait compris. Elle s’assit dans un coin de l’atelier, la phrase d’Hector l’avait libérée d’une certaine pression, mais elle n’était pas encore sortie des problèmes.

« Ouai...j’sais pas quoi faire. »

La demi-elfe avait dit cela d’un ton perdu, un peu abattu et ébranlé. Elle n’était pas souvent dans cette situation. Son père se releva, se dirigea vers elle et posa tendrement la main sur sa tête.

« Ma belle, la journée a été rude et pleine d’émotion. Te presses pas, garde ça pour demain ou après demain. C’est pas urgent. »

La gamine ferma les yeux, pour mieux sentir le contact rassurant et familier de son père. Il avait raison, mais son grand-père n’attendrait pas éternellement à l’auberge.

« Tu f’rais quoi à ma place pa ? »

L’homme soupira. Il devait être honnête avec sa fille, même si cette question le ramenait à des souvenirs douloureux et des périodes difficiles de sa vie. Il n’aimait pas en parler, sa fille en avait cependant besoin et il n’était pas le genre de père à fuir devant ses responsabilités.

« J’irai. La famille c’est important. On a fui mes salauds d’parent avec le frangin, mais s’il était vivant, bon dieu que tu le connaîtrais bien. »

La grande armoire à glace se laissa glisser à côté de sa fille et glissa son bras derrière la tête de cette dernière.

« T’sais, ce voyage me fait peur. C’est comme ça qu’est morte ta maman. Mais j’ai pas l’droit de t’empêcher d’partir, et d’casser tout son boulot. Elle a toujours voulu qu’tu rencontres la famille t’sais. »

La mécano redressa  la tête pour regarder son père. Celui-ci la couvait du regard et la secoua gentiment, avec la main qu’il avait posée sur son épaule. Lal était surprise, une fois de plus. Il ne lui avait jamais parlé de cela avant. Il faut dire qu’il lui parlait rarement de sa mère. C’était probablement pour cela qu’elle lui manquait si peu, que ce n’était qu’un vague concept et pas un souvenir.  

« C’est vrai ce qu’tu racontes hein ? »

Hector rigola devant la lenteur de sa fille. Elle était vive d’habitude, mais il sentait que la gamine résistait face à toutes les surprises du jour. C’était une réaction normale face à la surprise, il savait cependant que sa fille saurait rebondir et prendre la bonne décision. Bon sang ne saurait mentir.

« Pour sûre qu’c’est vrai ! »

Conclut-il avec un ton enjoué avant de lui donner une clef. Il savait comment remettre sur pied sa petite et ne comptait pas la laisser se morfondre dans son coin d’atelier

« Et r’tourne bosser la pause est finie. Tu f’ra bosser la caboche plus tard sur le sujet, c’est pas le moment pour ça. »

L’humeur de son père était toujours contagieuse et son sourire la fit sourire. Elle prit la clef et retourna travailler à l’atelier. Les problèmes classiques de mécanique, le cliquetis des engrenages, la musique des appareils la ramenèrent sur un terrain familier et rassurant. Lal laissa sa passion pour son travail prendre le dessus et l’aider à remonter son morale. Sa décision, elle se laissait quelques jours pour la prendre.

Lal se retrouva sur les chemins avec son grand père. Elle avait choisi de ne pas fuir et de découvrir sa moitié elfique. Le trajet ne se passa pas très bien, il se passa dans le silence et la gêne. Les deux individus ne se connaissaient pas et venaient de monde bien trop éloignés pour avoir des sujets de conversation communs. La demi-elfe en vint même à regretter sa décision, mais elle ne pouvait plus partir, elle aurait trop honte de revenir chez elle sur une défaite.
La mécano se souvient encore de sa première impression devant la cité elfique, de son regard ébahit devant tant de beauté. De sa curiosité envers tout ce qu’elle croisait et de son émerveillement devant tant de créatures, d’objets qu’elle ne connaissait pas. Elle se souvenait aussi d’une chose, ce fut la première fois que son grand-père lui sourit. Olwë avait aussi eu des doutes sur le chemin quant au bien fondé de sa démarche, la réaction de sa petite fille lui avait fait plaisir. En la voyant ainsi, il savait qu’ils trouveraient des sujets de conversations, il savait qu’il faisait bien de lui faire découvrir cette autre facette du monde.

Lal passa vite de l’enchantement au malaise. Dans le monde des elfes, raffinés et polis, elle sentit pour la première fois qu’elle était rude et mal dégrossie. Son grand-père tenta de la réconforter, mais n’y parvint guère et la demi-elfe réalisa davantage le gouffre qui existait entre elle et les elfes pures souches. Elle en souffrait, la mécano ne se sentait pas à sa place dans cette ville de nature. La demoiselle se sentait comme une grosse tâche d’huile bien noire et graisseuse sur un tissu fin, blanc et hors de prix.
De plus, les tensions sous le toit des Eldrahil ne faisaient que renforcer son malaise. Si Olwë avait pris la décision de l’amener à Aldaron, cette décision n’était pas au goût de sa femme. La dame faisait d’ailleurs tout pour éviter sa petite fille. Si un incident les menait à se croiser, la femme elfe se montrait à son égard polie, mais froide et distante, même lorsqu’elle lui souriait. Quant à son oncle, Lal ne l’avait pas encore rencontré. Il refusait tout simplement de la voir.

La mécano passait de plus en plus de temps dans la forêt, devenue rapidement son endroit préféré, un refuge contre les tensions de la demeure de Eldrahil et de la ville. Avant, elle savait vaguement ce que c’était, mais vivant au milieu des bourgs et ne sortant pas, elle n’avait jusque là pas eu l’occasion d’en visiter une. Elle aimait les odeurs riches du sol et de la verdure, le son perpétuel de la faune, de cette masse de vie grouillante. La rousse se laissa tomber au sol et ferma les yeux. Avec un peu d’imagination, elle s’imaginait rentrer dans le sol pour ne faire qu’un avec toute cette verdure, loin de tous ces conflits et sociétés débiles. Dans ces moments de paix et de calme, elle n’éprouvait plus de regret. Ces instants valaient le voyage et ces désagréments
Olwë finit par la trouver. L’elfe s’assit à ses côté sans émettre le moindre son. La mécano tout à sa rêverie ne l’entendit même pas. Peu de gens peuvent entendre un elfe qui décide de ne pas faire de bruit. Parmi les sons,  Lal reconnu un geai des chênes, une locustelle tacheté et un rongeur. Ses sourcils se plissèrent, un cri d’écureuil, son grand-père lui avait dit ce que c’était. Ah oui, l’écureuil glaglate ! Lal était fière d’avoir retrouvé ce mot. Son éducation d’elfe n’était peut-être pas perdue, il n’était peut-être pas trop tard.

« Il s’rait fier de moi. »

Murmura la demoiselle pour se rassurer. Un sourire attendrit se traça sur les lèvres d’Olwë et l’elfe, un brin malicieux demanda

« Qui ? »

La mécano sursauta littéralement avec un petit cri. Son grand-père ria devant une telle réaction. Lalwendë le regarda d’abord surprise puis ria avec lui. Il l’avait bien eu et elle avait eu une réaction amusante, elle devait bien l’avouer. Leurs rires se turent, mais c’était avec une complicité nouvelle que le grand-père et la petite fille se regardaient.

« Je suis heureux de constater que tu arrives à te plaire ici. »

Pour la première fois, son grand-père se montrait réellement devant elle. L’elfe laissait tomber le masque sans sentiment, pour se montrer un peu devant sa petite fille, qui avait en cet instant bien besoin de compagnie

« Ne regrette rien. C’est mon père que me l’a appris. I’m’dit de ne jamais rien regretter, que c’est une perte de temps et d’énergie. Toute expérience est bonne à prendre et on peut toujours en tirer que’que chose. »

Lal croyait en ses mots et les récitait pour se donner du courage. Elle s’était  rallongée pour parler, le dos dans la mousse, la terre et l’herbe. La demi-elfe avait déjà retiré les cailloux les plus douloureux et ne voulait pas rester assise. En réalité, elle n’osait pas faire face à son interlocuteur.

« Ce sont-là de sages paroles. »

Admit Olwë. La rouquine se redressa d’une traite, surprise de voir son grand-père complimenter son père. L’elfe rigola de nouveau quand il vit la tête de la demoiselle. Il riait beaucoup aujourd’hui, lui qui avait peu sourit sincèrement ces dernières années. L’amertume, la douleur et la haine l’avaient rongées, comme elles rongeaient toujours sa femme et son fils. Ce qui l’avait guérit, sa petite-fille présente à côté de lui, vivante, riante, curieuse et émerveillée. Elle lui avait fait redécouvrir qu’il était en vie. Olwë s’inquiétait, il l’avait vu de plus en plus timide et effacée, il avait remarqué que de plus en plus, elle fuyait vers la forêt. Il était venu ici pour tenter de nouveau de la réconforter. Un sourire illuminait à nouveau le visage de la demi-elfe, ce qui le rassura. Lal ajouta pleine d’entrain.

« C’est vrai qu’pa est intelligent, dans l’quartier tout le monde l’dis . On vient même le chercher parfois pour aider à régler des problèmes et des bagarres. »

La jeune fille était fière de son père et de ce qu’il était pour son quartier. Avec les années Hector s’était forgé une identité de travailleur, mais aussi d’une personne dotée de bons sens et ces conseils étaient appréciés. C’était un chic type apprécié et respecté et la demoiselle voulait que son grand-père le comprenne et surtout les accepte tous deux. L’elfe l’observait et lui souris.

« Ma fille ne pouvait avoir épousé qu'une personne de bien. »

Olwë le pensait sincèrement maintenant. Il avait mis du temps à combattre son amertume et sa rancune, mais il se devait d’être sincère envers sa fille, pour la mémoire de celle-ci. Par respect et amour pour elle, il avait combattu tout au long de ces dernières années les mauvaises pensées et ses a prioris négatifs. Quand l’elfe regarda sa petite-fille, quand il vit le sourire sur le visage de cette dernière, lorsqu’il sentit le bras de celle-ci autours de lui et son visage sur son torse, il su que ses efforts lui avaient octroyés une récompense formidable.
La mécano s’était jetée sur son grand-père pour lui faire un câlin. Elle qui se sentait si déplacée ces derniers jours, elle trouvait quelqu’un ici pour l’accepter, pour accepter son père avec leurs rudesses et leurs crasses. Une tension se brisa en elle et quelques larmes coulèrent le long de ses joues. Ces derniers jours avaient été plus éprouvant qu’elle ne le pensait. La demi-elfe n’avait pas perçu à quel point ce sentiment de rejet de ces dernières semaines lui avaient fait mal, l’avait rongé.
Olwë ne bougea pas et ne fit pas le moindre geste quand il sentit sa petite-fille pleurer. Il la laissa sortir toute cette frustration et toute la douleur. Le décalage avait fait un choc à la rouquine, qui avait commencé à s’exclure toute seule. De plus l’attitude des autres Eldrahil n’avait pas aidé, car les deux l’excluaient réellement. L’elfe savait que ce cercle vicieux était destructeur et tandis que sa descendante pleurait, il était soulagé d’être intervenu à temps. Il resta ainsi, jusqu’à ce que Lal se calme, jusqu’à ce que les larmes sèchent. Il lui murmura alors.

« Un jour, j’espère que ta grand-mère et ton oncle réaliseront leur erreur, ainsi tu pourras être aussi bien ici que chez ton père. »

La jeune fille se redressa et se décolla de son grand-père. Elle acheva de sécher ces larmes. Olwë avait raison, ce n’était pas elle le problème, mais les autres. Ils étaient stupides de s’entêter et de détester son père et elle à cause de leur humanité.
Ils laissèrent tout deux le bruit de la forêt reprendre le dessus. Un silence s’installa, mais pas inconfortable. C’était un silence partagé, une attention commune sur le monde qui les entourait. Lal ferma de nouveau les yeux et eu l’impression de sentir son grand-père, parmi la verdure et les animaux. Doucement l’elfe rompit ce silence.

« Souhaites-tu apprendre l’elfique ? »

La rouquine s’enfonça un peu plus dans le tapis de verdure. Les branches lui griffaient un peu le dos, mais elle ne faisait pas attention à ces petits picotements.

« Lire, écrire, parler elfique, comme le f’sait man ? »

Un sourire se traça sur les lèves d’Olwë. Avec un peu de chance, en apprenant leur langage à Lalwendë, cela lui épargnerait son horrible prononciation du langage courant.

« Oui. Si tu veux, je peux également t’enseigner les bases de la magie. Ta mère était une mage après tout, tu dois bien avoir hérité de son talent. »

L’idée de son grand-père plut à la rouquine, qui se redressa. L’idée la rendait folle de joie. Depuis qu’elle était à Aldaron, elle avait vu beaucoup de mages et cela l’émerveillait. Le fait que sa mère ait fait partie de cette classe la remplissait de fierté également. Lal ne se demanda pas pourquoi son père ne lui en avait jamais parlé. Elle savait que le sujet était trop douloureux pour lui, aussi était elle heureuse que son grand-père soit venu. Elle allait apprendre l’elfique, la magie et connaitre sa mère. La femme ne lui avait jamais manqué, car jusque là, elle n’était que trop rarement évoquée. L’introduire dans sa vie, comme une personne et non plus une vague notion apportait plus de joie dans le cœur de la demi-elfe, qu’elle ne saurait le décrire.

« On commence quand ? »

Demanda-t-elle avec entrain. Son grand-père la regarda avec un visage sévère, mais il était heureux qu’elle soit aussi enthousiaste de découvrir le monde magique, bien qu’elle soit issue d’un monde mécanique.

« Tout de suite et je préviens, je serais un mentor intransigeant. »

C’est ainsi qu’elle commença son long apprentissage de la magie. La rouquine ne resta que quelques mois à Aldaron, avant de repartir pour l’atelier de son père à Tarance. Le retour à la cité fut un peu difficile, mais les cliquetis de l’atelier, son père et ses amis lui avaient trop manqué. Ces quatre dernières années, elle a fait des allées retours entre la cité humaine et elfique. Fille des deux peuples, décidée à ne renier aucune culture de ses origines.  
Du côté de la magie, en quatre petites années, elle a réussi à choisir son école, magie de la terre. De même elle commence à maîtriser un simple sort qui lui permet d’augmenter sa force ou sa résistance et c’est déjà suffisant. La rouquine ne voit son mentor que de manière irrégulière, mais elle s’entraîne tous les soirs hors de l’atelier. Avec son père, ils ont remarqué que l’entraînement à l’intérieur de celui-ci causait des soucis techniques et provoquait d’étranges réactions avec les pièces ou les machines stockées. Lal va donc ailleurs par souci de sécurité. Après quelques moqueries et coup de pied aux fesses pour se trouver un coin, elle s’est trouvée un espace pour s’entraîner dans une sorte de parc public un peu miséreux, mais ça lui suffit.




IV. LES CARACTÉRISTIQUES.


FORCE :
CONSTITUTION :
DEXTÉRITÉ :()
INTELLIGENCE :
SAGESSE :
CHARISME:


V. DERRIÈRE L'ECRAN.

TON PSEUDO: Lal, Lalwendë
QUEL ÂGE: 26
COMMENT TU ES VENU ICI: Hasard, google et site de référencement
TES IMPRESSIONS: Cool et sympa
TU CONNAIS LE CODE ?
Spoiler:
 




Dernière édition par Lalwendë Fortepoigne le Jeu 23 Oct - 23:20, édité 1 fois
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Chevalier
Messages : 35
Date d'inscription : 01/09/2014

Personnage
Âge: 36 ans
Métier: Chevalier de Malacombe
Armes: Épée Bâtarde et Bouclier
MessageSujet: Re: Lalwendë Fortepoigne [Terminée]   Jeu 23 Oct - 22:34

Bienvenue chez nous ! Histoire très sympathique. Je suis impatient de pouvoir Rp avec toi Smile Sans doute plus avec Alazaïr que Folden je pense vu ton histoire.
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FONDATEUR
Messages : 169
Date d'inscription : 06/05/2013

Personnage
Âge: Immortel
Métier: Maître du monde
Armes: Mon immortalité
MessageSujet: Re: Lalwendë Fortepoigne [Terminée]   Jeu 23 Oct - 23:03


❝ VALIDATION


Je suis tombé littéralement sous le charme de tes écrits. L'histoire m'a donné beaucoup d'émotions. Un véritable roman, je me suis bien imaginé toutes les scènes dans ma tête et suis amoureux de ce personnage charismatique ! C'est avec un grand OUI que je te valide. Bienvenue dans le monde de Belium, jolie demi-elfe. Je te mets "ingénieur" en classe principale par contre. Dis moi si ça te va !
__________________________________________________________

N'oublie pas de générer ta fiche de personnage dans l'onglet profil et de mettre un lien dans ta signature vers cette fiche de présentation.

Tu peux aussi passer par ICI si tu te sens l'âme d'un marchand. Il y a aussi le carnet de bord où tu pourras créer une fiche ICI. Sans oublier de lister ton avatar ICI.

Si tu ne sais pas quoi faire désormais, n'hésite pas à faire une demande de Rp ICI.
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Invité
Invité
MessageSujet: Re: Lalwendë Fortepoigne [Terminée]   Jeu 23 Oct - 23:18

Merci pour tous ces compliments.

Pas de soucis pour la classe. J'hésitai un peu où la mettre vu la petite hybride. Enfin c'est vrai que pour la magie, elle commence à peine son apprentissage..et quant à le poursuivre, j'ai envie de dire, cela dépendra de la suite sur le forum ^_-
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FONDATEUR
Messages : 169
Date d'inscription : 06/05/2013

Personnage
Âge: Immortel
Métier: Maître du monde
Armes: Mon immortalité
MessageSujet: Re: Lalwendë Fortepoigne [Terminée]   Jeu 23 Oct - 23:25

Parfait ! De toute manière, les personnages peuvent changer selon les situations. En tout cas, amuse toi bien parmi nous Smile
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Invité
Invité
MessageSujet: Re: Lalwendë Fortepoigne [Terminée]   Ven 24 Oct - 15:58

Hey, Fortepoigne ! Moi aussi je suis petit !

Wink

Welcome, j'aime beaucoup ta fiche. Smile
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Invité
Invité
MessageSujet: Re: Lalwendë Fortepoigne [Terminée]   Ven 24 Oct - 20:35

Bienvenue ! Ton personnage est très intéressant, j'aime beaucoup :3

( Peut-être une chérie pour Alexander ? *^* )
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Invité
Invité
MessageSujet: Re: Lalwendë Fortepoigne [Terminée]   Ven 24 Oct - 21:04

Ouai Dogbi, mais en taille je te bats quand même :p

Merci tous les deux pour vos messages.

Je ne sais pas pour Alexandre, cette question ne pourra trouver sa réponse que dans des RP *appel du pied fin et discret*
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MessageSujet: Re: Lalwendë Fortepoigne [Terminée]   

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Lalwendë Fortepoigne [Terminée]

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