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 Le coin des Spectacles [libre]

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MessageSujet: Le coin des Spectacles [libre]   Ven 22 Aoû - 9:33

-Que le Spectacle commence !

Sortant de nul part, ce son frappa de surprise les quelques passants interloqués.

Soudain, la foule s'écarta, une petite sphère d'obscurité faisant son apparition devant elle.

Silence.

Devant cette sphère, le peuple de Tarance s'était figé.

Certains reconnurent le spectacle traditionnel du Gnome. Son apparition brutale, pour montrer qu'il était là.

Puis la Sphère ne fut plus, disparaissant brusquement en son centre dans un bruit de bouche cocasse.

A la place, se tenait le plus grand Gnome que les passant n'avaient jamais vu. Grand. Pas par la taille. Par la prestance.

C'est qu'il en jetait le bougre.

Debout, un pied légèrement en retrait ; la tête penché doucement en avant, inclinée sur un côté ; les bras en arrières, écartés ; le tout, comme pour une révérence ; Bigdo Dogbi saluait son public.

Sa blouse verte émeraude, semblait perler d'humidité, scintillant sous les rayons matinaux du soleil de Tarance. Son bâton finement ouvragé, en bois noueux, ne déparait pas de l'ensemble de sa tenue.

Un sourire malicieux, caché derrière une immense barbe blanche pointue, des yeux rieurs, glissés sous des broussailles de sourcils, des ridules au front, son nez énorme et ses anneaux d'oreilles brillant de milles éclats, Bigdo Dogbi s'était fait beau pour cette journée de spectacle.

Si il voulait remplir son escarcelle, il allait falloir faire plaisir, surprendre !

Mais c'était déjà fait.

Les quelques passant ayant constatés son apparition applaudirent, attirant davantage de badauds encore.

Il se redressa soudain et entonna une petite gigue, laissant quelques spectateur l'accompagner de leurs claquement de mains.

Soudain, ce fût magique.

Le Gnome ne dit rien.

Mais les spectateur autour de lui semblaient emportés. Les quelques mains qui frappaient résonnaient comme si elles étaient des milliers dans un Colisée. L'effervescence était là. Comment un peu de joie peut en entraîner d'autre, et davantage encore.

Son genoux lui faisait mal. Mais il continuait. Souriant. Comme si de rien n'était.

Les gens lui laissaient de l'espace, un peu plus d'un mètre de rayon pour qu'il puisse les épater. Et heureusement, car son sort ne fonctionnait pas à moins d'un mètre.

Et ce fut l'escalade sensorielle !

Sur le petit Gnome agitant doucement ses doigts le long de sa blouse, apparurent soudainement des petites choses. Si minuscules qu'on ne les vit que lorsqu'ils prirent leur envol. Ces légers papillons roses s’égaillèrent rapidement dans le ciel avant de retomber, tels des feux d'artifices. Puis, de ces petites lueurs étincelantes, apparurent des petites fées bleues. Elles dansèrent entre elles, en rond, s'agitant en riant doucement, sous le regard charmé des enfants.

Bigdo Dogbi était fier. Il savait faire.

Mais il devait se reposer.

Il s’arrêta quelques instants, regardant son public, ses fées disparaissant l'une après l'autre dans de petits nuages d'étincelles.

- Mesdames, Messieurs, je vous demande quelques instants, le temps pour moi de reposer mon genoux.


Dernière édition par Bigdo Dogbi le Lun 27 Oct - 14:08, édité 1 fois (Raison : Couleurs du texte)
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MessageSujet: Re: Le coin des Spectacles [libre]   Ven 24 Oct - 17:39

Lal donnait les derniers coups de vices pour finir de réparer une machine à tisser mécanique à vapeur. La mécano devait bien l’avouer, c’était une belle machine que l’industriel s’était payé. C’était probablement la tisseuse la plus rapide du marché. Chef d’une petite entreprise de textile, Bydir venait d’acquérir cinq de ces nouveaux bijoux de compétition. Il demandait rarement à Lal ou à son père de venir dans son usine. Quand il le faisait, le père et la fille se retrouvaient toujours surchargés de travail avec plusieurs machines à entretenir ou à réparer. Pour une fois, il y avait une seul tisseuse à faire, le patron devait être particulièrement satisfait de leur fonctionnement.
La demi-elfe se releva, souffla et passa sa main sur son front. Elle laissa une belle tâche d’huile mais s’en fichait bien, elle avait fini les réparations. La rouquine rangea sa clef dans la ceinture à outil autour de sa taille. Elle fit le tour de la machine pour vérifier une dernière fois, activa la machine. La tisseuse mécanique ronronna, la vapeur d’eau activait bien les pâles. Nickel ! Un grand sourire de satisfaction s’afficha sur les lèvres de la demoiselle, elle aimait le boulot bien fait et voir la mécanique tourner sans problème.
Il restait maintenant le plus difficile, faire payer à ce fichu nain le prix exacte. Bydir était un radin notoire, il poussait le vice jusqu’à s’acheter des vêtements de moindres qualités pour économiser quelques pauvres pièces. Les négociations pouvaient prendre autant de temps que les réparations avec lui, ce que Lal n’aimait pas. Elle soupira de nouveau, mais cette fois de fatigue, elle n’avait pas entamé la discussion qu’elle lui hérissait déjà le poil.
La mécano se dirigea vers la seule autre pièce de l’usine, le bureau du chef. En chemin, elle vit une gamine d’une dizaine d’années avec un visage douloureux. Toutes les ouvrières textiles, car c’était un milieu essentiellement de femmes et de filles, étaient fatiguées et souffraient, mais celle-ci semblait avoir une étrange posture. Lal s’arrêta, recula pour changer son angle de vu et voir le souci. Son instinct avait vu juste. L’appareil était adapté aux dimensions adultes, pas enfants. La pauvre devait se tortiller pour parvenir à faire son boulot. La rouquine émit un grognement et maudit une fois de plus le patron. C’était un indécrottable imbécile d’avare, son père et elle effectuait ce genre d’arrangement pour peu de sous. Il avait aussi le choix de réserver des machines pour les enfants et des machines pour les adultes, mais cette solution devait être trop simple pour ce crétin.
Ce n’était pas professionnel d’effectuer un ajustement sans le demander au client, mais Lal n’était pas le genre de personne à respecter les règlements et autres politesses. La rouquine héla donc l’ouvrière pour qu’elle arrête la machine, afin de pouvoir effectuer les ajustements nécessaires. La mécano n’eut besoin que d’une petite heure pour réajuster l’ensemble de la structure à la taille de l’occupante, ce qui attira l’attention du patron. Le nain fulminait à ses côtés sur la perte de temps et d’argent. Lorsqu’elle sortit le bout de son nez de sous la machine, le nain lui sauta dessus pour l’engueuler et la traiter de tous les noms. La demi-elfe avait également de la voix et un nombre assez impressionnant d’insultes à son actif, ce qu’elle employa sans hésitation pour lui répondre.

Encore Furieuse, elle sortit de l’usine à grandes enjambées, accompagnée des claquements des outils dans sa ceinture. À chaque fois que Lal venait dans cette usine, cela se terminait en véritable engueulade entre les deux. La seule raison pour laquelle ils n’en venaient pas aux mains, c’était leur relation client-commerçant. La mécano vérifia rapidement les sous, pour une fois elle avait réussi à le faire cracher au bassinet. C’était une maigre consolation, mais pour l’instant elle n’avait pas mieux. La rouquine émit un autre grognement, car elle savait que ce fichu nain ferait encore appelle à leurs services, comme à chaque fois. Finalement, être parmi les moins chers du marché avait aussi des défauts.

Alors qu’elle traversait la ville pour regagner l’atelier, un attroupement retint son attention. Elle était du côté du marché, cela devait donc être un spectacle de saltimbanque. La rouquine s’approcha pour voir, ce spectacle changerait peut être son humeur de chien. Prendre un marteau pour cogner avec sur la tête du client n’étant pas une option envisageable, elle devait bien essayer autre chose.
La demi-elfe se faufila entre les gens, ce qui n’était pas une bonne idée avec une ceinture à outil, mais Lal avait oublié cela. Certains passants finirent donc avec des bleus aux jambes, mais la rouquine termina bien dans les premiers rangs. Si elle avait raté le début, elle rattrapa vite le rythme et se retrouva également à claquer des mains. Lalwendë était impressionné par le saltimbanque : papy avait encore de la souplesse et de l’énergie à revendre. La colère disparut lentement du visage de la mécano, pour finir avec un sourire franc, amusé et impressionné. Il était même encore très talentueux pour son âge ce gnome.
Ses yeux se firent curieux quand elle vit les lueurs, puis passèrent à émerveillés quand elle vu les papillons. Elle ria lorsqu’ils se transformèrent en fées et essaya même de les toucher. Ce privilège des premiers rangs était inutile, car les fées n’étaient pas réelles, mais c'était toujours amusant d'essayer. La rouquine se laissa complètement aller dans le spectacle et profita de la beauté de la chorégraphie féerique. Le spectacle prit doucement fin, dans une petite pluie d’étincelle.

Comme la majorité du publique, Lal se tourna vers le mage danseur pour avoir la suite, mais elle ne vint pas. Avec la pause annoncée, les badauds commencèrent à se disperser à nouveau. Le publique des spectacles de rue n’était pas patient. Certains déposèrent quelques pièces, la demi-elfe fit de même. Elle se  dirigea ensuite vers le saltimbanque pour lui tendre un petit pot et ajouta simplement.

« C’est pas aussi efficace qu’les potions, mais ça aide. »

Dans sa ceinture à outil, il y avait une petite trousse avec quelques bandes de tissus et des crèmes pour soulager différentes douleurs. La rouquine l’avait toujours sur elle, car il lui arrivait parfois d’en avoir besoin. Ce n’était pas aussi performant que des potions, mais ça coûtait bien moins cher et pour le prix payé, ces baumes marchaient plutôt bien. Elle lui devait au moins ça, pour lui avoir rendu sa bonne humeur.

« C’était d’la magie, hein ?! t’as appris ça à Aldaron ? »

Les questions étaient arrivées brusquement, sans prémices, avec trop d’enthousiasme et de curiosité. La modération ne faisait vraiment pas partie du vocabulaire de la demoiselle.
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MessageSujet: Re: Le coin des Spectacles [libre]   Lun 27 Oct - 14:06

Les gens repartaient doucement à leurs occupations avec, pour quelques uns, un sourire aux lèvres.

Sur le sol, quelques pièces de cuivre avaient été jetées par les passants content de son travail. Quelques unes roulaient, d'autres tombaient sans cérémonie à ses pieds.

Bigdo Dogbi ne se serait jamais attendu à trouver une pièce d'une autre couleur. Aussi ne s'offusqua-t-il pas lorsqu'il ne vit ni or ni argent au sol. Il les laissa cependant sur place, montrant ainsi aux passants qui suivraient que oui, ce Gnome avait du talent, et que oui, les gens étaient enthousiastes.

Il ferma doucement les yeux, se calant contre le mur derrière lui. Inspirant doucement, il plia légèrement sa jambe douloureuse. Dépliant et repliant plusieurs fois celle-ci sous sa toge émeraude, il sentit avec précision la pointe de douleur se glisser sous le ménisque, en plein milieu de son genoux.

- C’est pas aussi efficace qu’les potions, mais ça aide.

Interrompant son exercice, le saltimbanque ouvrit les yeux. Face à lui, se tenait une jeune fille. Elfe ? Petite, pour une elfe. Et rousse surtout. Ce mélange étonnant le fit hausser un sourcil.

Se redressant lentement, il vit finalement de quoi semblait parler la demoiselle. Elle lui tendait un pot. Un baume ?

Bigdo Dogbi était dans un bon jour. Obligé, il tentait de divertir les passant. Et dans ses moments là, la bonne humeur est toujours obligatoire. Il tendit la main et accepta ce que lui proposait la rousse. Ses yeux fixés sur l'objet, il posa sa canne contre le mur et ouvrit délicatement le pot.

C'était vert. Pâle et visqueux, il dégageait cependant une douce odeur.

- C'est Ghislaine qui vous la donné ? Si c'est elle, je vous le rend. Elle n'a jamais su soigner quelqu'un.

Il s'apprêtait à lui rendre son pot lorsque soudain, elle se transforma en une gamine écervelée. C'était bien une moitié d'elfe finalement. Avec cet esprit sérieux et léger à la fois.

- C’était d’la magie, hein ?! t’as appris ça à Aldaron ?

Aldaron.

Bigdo Dogbi se figea de surprise.

Il n'avait plus rien entendu au sujet de ce lieu depuis des années. Il l'avait simplement oublié.

Ramenant lentement le bras vers lui, il posa ses yeux vers le sol, fixant le vague avec intensité. La question l'avait simplement dérouté. Se penchant vers la terre, il posa le pot et se mit à ramasser ses pièces.

Une fois les pièces dans sa poche, il se redressa, prit sa canne et se mit à marcher au travers de la foule.

Il restait muet.
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MessageSujet: Re: Le coin des Spectacles [libre]   Lun 27 Oct - 18:00

La rouquine fit un signe négatif de la tête. Son père et elle achetaient les baumes chez une autre alchimiste, Adeline, une ancienne connaissance de sa mère. Cette alchimiste avait été la première amie de sa mère, quand celle-ci était arrivée en ville. L’alchimiste faisait des potions et des baumes efficaces.  De plus en l’honneur de l’amitié qui la liait à la famille, la dame leur faisait des prix réduits. Son père et Lal tentaient de lui rendre la pareille, mais ils faisaient plus souvent appelle à elle que l’inverse. La mécano se promit de retenir le nom de Ghislaine, pour éviter les baumes de soins. Autant éviter une alchimiste avec une mauvaise réputation, un mauvais baume empoisonnait aussi surement qu’un bon baume soigne.

La demi-elfe fut surprise, car le gnome se contenta d’ouvrir le baume, de le regarder avant de lui rendre. Elle tendit la main par réflexe, mais le magicien décida à la dernière minute de poser le pot sur le sol. Lal ne comprenait pas vraiment ce qu’il se passait. Son interlocuteur était subitement devenu silencieux et semblait s’être replié sur lui-même.

*aïe, ma fille t’as fais une gaffe.*

La rouquine devait avoir mis les pieds dans le plat. Son père l’avait pourtant prévenu, toutes les questions ne se posaient pas. Les questions d’ordre personnelle ne devaient pas être prononcées, surtout lorsque son interlocuteur était un inconnu. La magie pour un magicien, c’était une question personnelle hein ?
La jeune fille se mordit les lèvres et ramassa son pot, pour le ranger dans sa ceinture. Il n’était pas question de le perdre. Elle commença par regarder le dos du vieux gnome s’éloigner. Lalwendë tapa du pied sur le sol. Elle ne pouvait simplement pas le laisser partir comme ça bon sang ! Il lui avait rendu sa bonne humeur et elle, elle avait gâché sa journée.

« Attend, attends ! »

La gamine le rattrapa rapidement, il n’était pas allé bien loin. Heureusement pour elle, dans une foule pareille, un gnome de 90 cm, ça pouvait vite se perdre de vu. Elle lui toucha l’épaule pour attirer son attention, en veillant à ne pas y aller trop fort. Entre la différence de taille, d’âge et de force, un accident était vite arrivé. La gamine avait déjà fait mal accidentellement à quelqu’un avec sa force de brutasse et elle en gardait un mauvais souvenir.

« Écoutes, j’m'excuse »

C’était des excuses sincères. La gamine n’aimait pas blesser les autres, encore moins quelqu’un capable d’ensoleiller les journées d’autrui.

« J’ai pas fait gaffe. Pour m’faire pardonner, j’te paye un r'pas, ok ?  »

Son père avait éduqué une fille certes pas très polie, mais pas ingrate.
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MessageSujet: Re: Le coin des Spectacles [libre]   Mar 28 Oct - 21:24

- Attends, attends !

Attendre. Pourquoi attendre ? Attendre quoi ?

Ses souvenirs n'étaient pas plaisant. Aldaron...

Ah. C'est vrai. La gamine n'y était pour rien. Il ralentit légèrement le pas, tentant de voir les nuages au loin. Au dessus des épaules des passants, c'était peine perdu. De toutes façon, ce ne pouvait être le même ciel que là bas. C'était déjà cela de gagné.

Aldaron, la cité des Elfes, fiers insouciants savants.

Rapidement, elle lui toucha l'épaule. Délicate attention. Douce, la demoiselle.

Il se retourna vers elle, le regard mélancolique.

- Écoutes, j’m'excuse.

La bouche de la jeune fille s'agitait. Au milieu de son visage qui semblait soucieux. Ses yeux paraissaient inquiets. Pourquoi donc ? Elle n'était pas responsable la demoiselle.
Finalement les sons arrivaient peu après auprès du saltimbanque. Son visage allongée, à la fille, lui allait plutôt bien. Bigdo Dogbi aimait bien les rousses. Frisées cela aurait été mieux, mais elle avait les cheveux qu'elle avait. On n'y pouvait pas grand chose.

Ah. Bien. Pas de soucis. Il comprenait. Parfois les paroles nous échappaient avant que l'on n'ai pensé à les retenir.

Il hocha lentement la tête

C’était des excuses sincères. Il n'en doutait pas un instant.

Il reparti doucement, suivit par la semi-Elfe.

- J’ai pas fait gaffe. Pour m’faire pardonner, j’te paye un r'pas, ok ?

Non. Non. Ce n'était pas entendu. Pourquoi faire, payer un repas ?

Il redressa lentement son dos, leva la tête et grandit sa démarche. Cette petite lui plaisait bien au final.

- Suis moi gamine. J'ai des choses à te dire.

Il se dirigea vivement vers les bas quartiers. Aux Grands Maux Les Grands Remèdes.
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MessageSujet: Re: Le coin des Spectacles [libre]   Jeu 30 Oct - 0:15

Lal fut soulagée lorsqu’elle le vit hocher de la tête. Elle était heureuse qu’il accepte ses excuses. Un grand sourire se traça sur les lèvres de la petite quand le gnome l’invita à le suivre pour discuter, c’était vraiment cool de sa part.

« Ok »

Sans en ajouter davantage, elle suivit le magicien. La demi-elfe faisait confiance à son interlocuteur. Hector lui avait pourtant mainte fois répété de ne pas suivre des inconnus, mais le magicien en face d’elle n’émettait rien de mauvais. Lal sentait qu’elle ne risquait rien de la part du vieux.
La demi-elfe n’eut pas besoin de parler durant leur marche. Elle se rendit compte de l’influence de son grand-père à cet instant. Quatre ans plus tôt, elle n’aurait pas appréciée une marche silencieuse. La mécano se serait tendue et aurait à tout prix cherché à lui faire cracher le morceau, puisqu’il avait des choses à lui dire. La ville bruyante avait appris à la demi-elfe que le bruit était la vie. Olwë lui avait enseigné que le silence n’était pas synonyme de gêne, de malaise ou de mort. L’elfe lui avait montré qu’il y avait d’autre manière de communiquer que la parole. La gamine préférait tout de même parler à un interlocuteur, c’était plus facile pour se faire comprendre et moins tarabiscoté : devoir deviner les humeurs juste en fonction de l’attitude était un jeu qui énervait la petite. À cet instant, nul besoin de mot. L’aura du gnome y était peut-être pour quelque chose, la demoiselle se sentait bien dans ce silence.

Lal ne craignait pas les bas quartiers, elle y vivait avec son père. Heureusement, elle était au moment de la pause midi pour entendre les histoires du magicien. La gamine aurait eu mal au cœur de devoir sacrifier une bonne conversation pour le travail. La demi-elfe savait qu’elle passerait un bon moment avec le gnome.
La rouquine était aussi curieuse, elle se demandait où le saltimbanque la conduisait et surtout de quoi voulait il lui parler. La curiosité était une chose à laquelle Lal ne pouvait pas résister. En réalité, il était heureux que cette rencontre ait lieu au moment de la pause repas, sinon la mécano aurait séché quelques heures de boulot. Pour s’empêcher de lui poser toutes les questions qui lui passaient par la tête,  Lal ne voulait pas que le gnome se referme, la petite se mit à la spéculation mentale. Exercice amusant et idéal pour retenir la curiosité. Elle supposa donc qu’il allait lui parler magie, voir même d’Aldaron. À cette idée, elle fut encore plus impatiente de voir la suite. Lal se força à conserver la vitesse de son interlocuteur, mais sa démarche trahissait l’excitation, la curiosité et l’impatience de la jeunesse.
En chemin la gamine salua quelques-unes de ses connaissances avec un léger signe de la main. Il y avait aussi toujours un sourire sincère pour chacune de ces rencontres hasardeuses, mais jamais elle ne s’arrêta pour discuter. La mécano suivait son lapin blanc, même si celui-ci avait l’apparence d’un gnome : le deux sont petits avec une toison blanche, ce qui devrait suffire comme point commun. Subitement, elle prit conscience qu’elle ne s’était même pas présentée à son interlocuteur.

« Au fait, je m’appelle Lalwendë Fortepoigne, Lal ça suffira »

La demi-elfe se sentait toujours plus à l’aise quand ses interlocuteurs employaient son surnom. Enfin pas tous, ce crétin de Bydir n’avait même pas besoin d’utiliser son prénom, le nom de famille suffisait pour ce genre de type.
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MessageSujet: Re: Le coin des Spectacles [libre]   Jeu 30 Oct - 23:41

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